Vendre au “meilleur prix”, ce n’est pas vendre au prix le plus haut sur Leboncoin. C’est vendre au meilleur prix que le marché accepte, dans un délai cohérent, avec un dossier béton (sinon l’acheteur te renégocie tout au dernier moment). À EMBRUN, entre Lac de Serre-Ponçon, montagne, forêt et neige l’hiver, la saisonnalité et les critères “terrain” changent la donne.
Étape 1 — Clarifier ton objectif et ton timing (sinon tu subis)
Avant de parler prix, on parle stratégie :
- Tu vends pour racheter derrière ? (chaîne à sécuriser)
- Tu as une date limite ? (mutation, séparation, fin de prêt relais…)
- Tu peux faire des travaux ou tu vends “en l’état” ?
🎯 Règle simple : plus tu as un timing serré, plus tu dois être juste sur le prix dès le départ. Une maison “trop chère” ne se vend pas mieux : elle s’use en ligne, puis finit… bradée après plusieurs baisses.

Étape 2 — Faire une estimation solide (pas un prix “au feeling”)

L’estimation qui vend bien, c’est un mélange de :
- comparables réels (ventes actées, pas seulement les annonces),
- analyse de la demande (qui achète et pourquoi),
- pondération des défauts (DPE, accès, travaux, assainissement, servitudes…).
À EMBRUN / Serre-Ponçon, les acheteurs réagissent très fort à :
- vue / exposition / ensoleillement,
- accès l’hiver (déneigement, pente, stationnement),
- DPE (coût énergétique = levier de négociation),
- proximité lac / activités / commodités (selon résidence principale ou secondaire),
- terrain et contraintes montagne (risques, pente, entretien).
✅ Objectif : sortir un prix de mise en marché (celui qui déclenche des visites) + une marge de négo réaliste (celle qui sécurise la signature).
Étape 3 — Préparer le dossier (diagnostics + documents + transparence)
Une vente qui se passe bien, c’est une vente qui inspire confiance dès la première visite.
À préparer en amont :
- Diagnostics obligatoires (DPE, électricité, amiante, plomb, ERP, assainissement… selon le bien)
- Taxe foncière, plans, factures travaux, conformité, autorisations
- Pour copropriété : charges, PV d’AG, règlement, carnet d’entretien, etc.
💥 Le piège classique : “On verra ça plus tard.”
Résultat : compromis retardé, acheteur inquiet, négociation “surprise”, ou financement bloqué.

Étape 4 — Mettre en valeur (c’est là que tu crées de la valeur, pas sur le prix)

Le meilleur prix se gagne souvent sur l’émotion + la projection.
Les actions qui rapportent vraiment :
- Désencombrer (oui, même la pièce “qui sert de débarras depuis 2019”)
- Réparer les détails visibles (poignées, joints, fuites, volets…)
- Dépersonnaliser légèrement (l’acheteur doit se voir chez lui)
- Booster la lumière : rideaux, ampoules, miroirs, peinture claire si besoin
- Extérieurs propres : entrée, terrasse, jardin… à EMBRUN c’est un gros déclencheur (cadre nature oblige)
📌 Astuce locale : en hiver, la neige peut être un atout… si l’accès est nickel. Sinon ça fait peur. Un chemin praticable et un stationnement clair, ça rassure.
Étape 5 — Créer un marketing qui attire les bons acheteurs (et filtre les touristes)
Photos sombres = prix en baisse, c’est mathématique.
Une annonce efficace, c’est :
- Photos pro (lumière, angles, ordre logique)
- Plan / métrage clair
- Texte orienté bénéfices (pas une liste froide)
- Mise en avant des points “Serre-Ponçon” : vue, calme, accès, commodités, activités, expo, stationnement, potentiel locatif si pertinent
Et surtout : diffusion + ciblage.
Le bon acheteur peut être :
- une résidence principale (vie à l’année),
- une résidence secondaire (week-ends / vacances),
- un investisseur (location saisonnière ou longue durée),
- un projet mixte (résidence + rentabilité).
Ton job : parler au bon profil dès l’annonce, sinon tu fais 25 visites inutiles.

Étape 6 — Gérer les visites comme un pro (qualifier, cadrer, convertir)

Une visite, ce n’est pas “je fais le guide touristique”. C’est une démonstration.
Avant la visite :
- Vérifier projet / budget / timing
- Valider financement (ou au moins la logique)
- Comprendre ce qui est “non négociable” pour eux
Pendant :
- Parcours fluide, maison aérée, chauffage adapté, odeurs neutres
- Réponses claires (et si tu ne sais pas, tu vérifies : mieux que d’inventer)
Après :
- Feedback rapide
- Relance structurée
- Positionnement : “intéressés / tièdes / hors-jeu”
📌 Règle terrain : si tu as des visites mais aucune offre, le problème n’est pas “les gens ne comprennent rien”. C’est souvent :
- ou mise en valeur insuffisante.
- annonce qui survend,
- prix trop haut,
- défaut non assumé,
Étape 7 — Négocier et sécuriser jusqu’au notaire (c’est là que beaucoup se font rattraper)

La négociation n’est pas une guerre d’ego. C’est une phase de sécurisation.
Pour bien négocier :
- Savoir ce qui est négociable (prix, calendrier, mobilier, travaux, conditions)
- S’appuyer sur des faits (comparables, travaux, DPE, marché)
- Ne pas confondre “offre basse” et “offre hostile” : parfois c’est juste un test
Ensuite, on verrouille :
- Offre écrite
- Compromis / promesse avec conditions claires
- Suivi financement
- Préparation acte authentique
- Anticipation des points sensibles (servitudes, limites terrain, conformité, assainissement…)
🎯 Objectif final : zéro surprise, zéro stress, signature fluide.



